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Le commerce de Fort de France en Martinique ...

Au cours de ces deux dernières semaines j'ai eu l'occasion de séjourner en Martinique.

J'ai décidé de consacrer plusieurs billets sur le commerce de cette île française des Caraïbes.

Ce premier billet aura pour thème le commerce de la ville de Fort de France (ville centre).

Tout d'abord, je souhaitais souligner la solidarité dont ont fait preuve les commerçants de Fort de France à l'occasion de la mort du poète martiniquais et ancien Maire de Fort de France Aimé CESAIRE.

Samedi 19 avril pour rendre hommage à Aimé CESAIRE, la totalité des commerçants, sous l'impulsion du présidents des commerçants de Fort de France, ont baissé leur rideau.

Lorsque l'on connaît l'importance du tourisme sur le chiffre d'affaires (non reportable sur un autre jour) réalisé un samedi par les commerçants c'est d'autant plus méritoire.

Je n'en dirai pas autant des centres commerciaux périphériques, qui pour certains, sont restés ouverts jusqu'à 14 heures, et le chiffre d'affaires (essentiellement réalisé par des résidents) était lui reportable.

Quelques chiffres, la ville de Fort de France compte environ 100 000 habitants (400 000 habitants pour la Martinique) et 2 500 activités commerciales.

Le commerce de la ville de Fort de France est organisé en comité de rues. (Rue de la République, rue Victor Hugo ...).

Un «town manager» (manager de centre ville) a été recruté au sein du Grand Projet de Ville de Fort de France (GPV), il est chargé, notamment, des programmes de revitalisation économique commerciale et artisanale.

De nombreuses actions de développement économique pour soutenir la dévitalisation de l'appareil commercial de Fort de France (lié à la concurrence des grands centres commerciaux de l'agglomération foylaise) ont été engagées.

- la ville de Fort de France, en liaison avec les commerçants, souhaite développer un «centre commercial à ciel ouvert», vivant, varié, attractif et convivial.

- Un Town-manager (manager de centre ville) est mobilisé pour coordonner et impulser les différentes actions de revitalisation économique :

- Des soirées shopping sont organisées deux fois par an par la municipalité de Fort de France.

Le principe est simple, les commerçants du centre ville restent ouverts en nocturne, un programme d'animations complète ce dispositif.

- Des actions de modernisation des marchés du centre-ville sont conduites : acquisition de tentes et étals pour le marché aux fruits et légumes du parc floral, réfection du marché aux poissons et du marché aux viandes.

- Réalisation du grand centre commercial Perrinon au cœur de la Ville.

- réfection de la mythique place de la savane.

- Appel à projets auprès de promoteurs et investisseurs sur parcelles municipales vacantes dans le quartier des Terres-Sainville.

- ...

Patrice Iochem, Responsable développement commerce
Association Développement Commerce Lyon 7e arrondissement (ADC7)

Publié le 28 avril 2008 à 08:31:25 dans Actualité | Commentaires (0) |

Quel financement pour les groupements de commerçants ?

Plusieurs communautés de commerçants existent à côté des groupements de commerçants.

L'exemple des centres commerciaux montre que les commerçants qui sont présents dans ces galeries marchandes ont, de par leur bail, l'obligation de participer au financement des différentes actions conduites, ce qui permet de mobiliser les moyens financiers importants qui conditionnent la conduite d'opérations d'envergures, et permet de disposer des moyens humains nécessaires.

Revenons au cas des « centres commerciaux à ciel ouvert » que sont les artères commerçantes de nos villes. Là, force est de constater, que la situation est radicalement différente. Les baux commerciaux ne permettent pas d'obliger les commerçants à mutualiser des moyens financiers pour assurer la promotion de leur territoire. Résultat tout repose sur le volontariat des uns et des autres.

Dans le meilleur des cas de 20 à 30% des commerçants d'une rue, se sentent concernés par les projets portés par l'association de commerçants locale. La cotisation annuelle, traduction de cette adhésion, varie de quelques euros pour les associations plus modestes à quelques centaines d'euros pour les plus riches.

Il est donc impératif de fédérer largement pour avoir les moyens d'un développement économique efficace.

Le premier exercice de l'Association de Développement du Commerce de Lyon 7e arrondissement s'est soldé avec un budget de 160 000 euros, ce qui nous situe plutôt parmi les associations dites dynamiques.

En janvier 2008, l'association comptait trois salariés et disposait de nombreux outils de communication (magazine, lettre interne, site Internet, campagne de promotion et de valorisation du territoire, organisation d'évènements...).

La ville de Lyon accompagne l'Association de Développement du Commerce de Lyon 7e arrondissement via une subvention de 30 000 euros  en 2008 et le prêt d'un local.

Le reste du financement provient des participations financières des commerçants, de l'organisation d'événements, et de différents partenariats privés (Banque Populaire de Lyon, Groupe Casino...).

Le budget pour la conduite de l'ensemble des actions de développement économique, la promotion et la valorisation et l'attractivité commerciale du 7e arrondissement est de l'ordre de 300 000 euros par an.

Patrice Iochem, Responsable développement commerce
Association Développement Commerce Lyon 7e arrondissement (ADC7)

Publié le 24 avril 2008 à 15:42:56 dans Actualité | Commentaires (1) |

Les autorisations administratives pour faciliter les implantations de commerces

Les communes accordent des autorisations administratives pour l'implantation des commerces et participent aux commissions attribuant les autorisations commerciales pour les surfaces de vente supérieures à 300 m².

Elles interviennent également à travers un certain nombre d'autorisations.

La réglementation sur la publicité, les enseignes et les pré-enseignes est codifiée dans le code de l'environnement. Les communes peuvent établir en outre un règlement local de publicité. Cela leur permet d'améliorer l'intégration urbaine des commerces. Le règlement local de publicité peut également constituer un outil pour aider les commerces à améliorer leur aspect extérieur.

La mairie peut délivrer ou non un permis de construire. Tout refus doit être justifié. Le Plan Local d'Urbanisme (PLU) peut ainsi encadrer le développement commercial d'une ville, notamment en favorisant l'implantation de commerces sur certains quartiers ou linéaires. Toutefois, les villes ne sont pas les seules à décider. Par exemple, les commerces voient parfois leur implantation refusée.

Dans les centres-villes historiques sur des critères architecturaux. Outre la commune, l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) intervient également dans ce type de décision.

Toute modification extérieure d'un magasin nécessite une autorisation de travaux. La mairie accorde ou non en se reportant aux dispositions du PLU. Les déclarations de travaux permettent aux communes de suivre l'évolution des activités implantées, et notamment dans le cadre des changements d'affectation de locaux.

La Commission Départementale d'Equipement Commercial (CDEC) permet de réglementer l'implantation et les extensions des commerces d'une surface de vente supérieure à 300 m². Les Schémas de Développement Commercial (SDC) peuvent servir d'outil d'aide à la décision pour les CDEC et permettre ainsi d'avoir une politique commerciale cohérente sur le territoire. Toutefois, ces documents n'étant pas opposables, leur application dépend de l'ensemble des acteurs consultés. Les autorisations délivrées en CDEC doivent être compatibles avec les Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT). L'octroi des autorisation en CDEC s'appuie donc sur les SCOT et sur les Schémas de Développement Commercial.

Il est à noter que la loi de modernisation de l'économie qui sera présentée au conseil des ministres du 30 avril prochain va modifier l'actuelle réglementation l'urbanisme commercial.

Les communes s'appuient sur les documents réglementaires tels que le Plan Local d'Urbanisme (PLU), le Règlement Local de Publicité (RLP) ou le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) ainsi que les simples documents d'orientation comme le Schéma de Développement Commercial pour encadrer et accompagner le développement du commerce.

Patrice Iochem, Responsable développement commerce
Association Développement Commerce Lyon 7e arrondissement (ADC7)

Publié le 22 avril 2008 à 16:53:23 dans Actualité | Commentaires (0) |

Un peu d’histoire …

Au cours des trois dernières décennies les commerçants des principales rues commerçantes, du 7e arrondissement de Lyon, se sont progressivement regroupés en associations de commerçants.

Les premières associations à voir le jour furent celles du cours Gambetta, de la rue de Marseille, puis à la fin des années 80, ce fut le tour des rues Chevreul et de la Madeleine, de la place Jules Guesde.

L'avenue Jean Jaurès, qui est l'une des principales artères commerçantes de l'arrondissement, ne se constitua réellement en association qu'au début des années 90.

Dés 1993, ces associations avaient développé des pratiques de travail concerté : organisations des festivités du 8 décembre, mise en lumière des artères commerciales ...

En 1996, sous impulsion de la CCI de Lyon, les présidents des différentes artères se sont réunis au sein d'une Fédération de Commerçants appelée « 7 au Cœur de Lyon ».

La dynamique était engagée, en 1998, cette Fédération a piloté en lien avec la ville de Lyon une animation dans le cadre de la Coupe du Monde (plus de 2 500 commerçants de Lyon se sont inscrits dans cette démarche).

De 1999 à 2003, La Fédération a développé, avec le soutien de l'Etat, de la ville de Lyon, des chambres consulaires, une opération urbaine sur crédits du Fonds d'Intervention pour les Services l'Artisanat et le Commerce (FISAC).

L'objectif consistait à professionnaliser le commerce de l'arrondissement au travers de la mise en place d'outils de communication et de structuration : charte graphique, carte de fidélité, lettre d'information, site Internet, recrutement d'un animateur, études ...

Cette opération achevée (en 2003), les dirigeants de la Fédération ont conduit une réflexion pour trouver une formule qui permettre une meilleure mobilisation des différents acteurs économiques du 7e arrondissement.

C'est ainsi que fut créée, en juillet 2006, l'Association de Développement du Commerce de Lyon 7e arrondissement, et son concept de Gestion Concertée du Commerce dont l'objectif est de développer l'attractivité du commerce du 7e arrondissement.

Patrice Iochem, Responsable développement commerce
Association Développement Commerce Lyon 7e arrondissement (ADC7)

Publié le 18 avril 2008 à 16:30:09 dans Actualité | Commentaires (0) |

En juillet 2001, le 7e arrondissement de Lyon comptait 1 284 cellules commerciales en activité …

Une étude réalisée, en juillet 2001, par la société SM Conseil, montrait que le 7e arrondissement de Lyon comptait 1 689 cellules commerciales dont 1 284 en activité soit un taux de cellules commerciales vacantes ou taux de mitage de 24%.

Une cellule commerciale est un local ayant pour vocation d'accueillir une activité commerciale en rez-de-chaussée.

Il est à noter que les cellules commerciales situés en étages et signalées clairement par une enseigne sont également prises en compte dans cette étude.

La moyenne nationale de cellules vacantes se situe à 12%. Néanmoins, si on se base sur des territoires proches de Paris ou de Marseille la situation du 7e arrondissement de Lyon est proche de ce qui est constaté sur ces territoires.

La densité commerciale de l'arrondissement était d'une cellule commerciale pour 36 habitants ce qui correspond à un ratio élevé mais courant pour un territoire en contexte urbain dense.

A titre indicatif, la densité commerciale se situe dans une fourchette de 1 pour 30 à 1 pour 40 dans les villes ou unités urbaines de 10 000 à 25 000 habitants, et de 1 pour 45 à 1 pour 60 dans le cadre d'une agglomération de plus grande taille et enfin de 1 pour 60 à 1 pou 70 en milieu rural.

Derrière ces chiffres, il existe sur le 7e arrondissement de fortes disparités entre les différentes artères commerçantes.

Sur les 30 rues comptant plus de 12 cellules commerciales, 14 atteignaient ou dépassaient un taux de mitage de 25% et à l'inverse 7 sont en dessous de 11%.

Il est à noter que depuis la réalisation de cette étude la situation de certaines artères s'est améliorée notamment sur l'avenue Jean Jaurès, la Grande Rue de la Guillotière, la rue de la Thibaudière ....

En revanche, les rues Montesquieu et Sébastien Gryphe connaissent un taux de mitage supérieur à 40%.

Patrice Iochem, Responsable développement commerce
Association Développement commerce Lyon 7e arrondissement (ADC7)

Publié le 16 avril 2008 à 16:21:09 dans Actualité | Commentaires (0) |

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